Week-end chargé pour le premier supporter du sport sénégalais qui, boosté par la mobilisation populaire lors de cette journée mémorable de communion avec sa jeunesse, a invité les uns et les autres à faire des infrastructures réalisées dans le cadre des Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ) Dakar 2026 des lieux permanents de rassemblement, de création d’emplois et d’activités économiques, estimant que leur véritable héritage devra se construire bien au-delà de la compétition.
Une question d’honneur et de responsabilité
« Ces infrastructures doivent vivre avant les Jeux. Elles doivent vivre pendant les Jeux. Elles doivent surtout vivre après les Jeux, a-t-il insisté, lors du lancement de « Dundal JOJ », une campagne nationale de mobilisation et d’engagement en faveur d’une réussite populaire et communautaire des Jeux, prévus du 31 octobre au 13 novembre 2026.
Pour ce faire, il a insisté sur la nécessité d’une appropriation quotidienne de ces infrastructures, appelant à y organiser des manifestations sportives, des événements culturels, des foires, des ateliers et des formations, ainsi que des activités religieuses respectueuses de la diversité des convictions.
Il souhaite également que ces sites deviennent des pôles de création d’emplois et d’activités au profit des jeunes et des populations des quartiers qui les abritent, citant notamment la Médina. Selon lui, ces infrastructures doivent favoriser l’entrepreneuriat local, la formation professionnelle et l’émergence de nouvelles filières économiques autour du sport et de l’événementiel.
Et à son avis, le potentiel existe, il appartient à la jeunesse de le saisir et de le développer. « C’est ce qui constituera le véritable héritage de ces Jeux. Ces JOJ constituent également une occasion de développer la pratique sportive, d’améliorer le cadre de vie et de renforcer la cohésion sociale. J’invite donc les sénégalais à s’approprier ces infrastructures afin d’animer nos quartiers et de faire de la transmission des valeurs olympiques une réalité au-delà des Jeux », a-t-il lancé.
Parmi ces valeurs, il a cité le respect, le sens de l’effort, la solidarité et la dignité, estimant que l’héritage des JOJ se construit déjà dans les écoles, les quartiers et dans le quotidien des sénégalais. « Dakar 2026 ne doit pas et ne sera pas une parenthèse de quelques semaines. C’est une œuvre que nous commençons et qui restera au Sénégal bien après le départ des délégations », a-t-il martelé. Car après tout, cette désignation du Sénégal pour abriter ce rendez-vous de la jeunesse olympique est une question d’honneur et de responsabilité !
Cheikh Fantamady Keita
