Des arbres disparaissent, les sols se dégradent et la nature s’essouffle. Face à cette urgence environnementale, une bataille s’impose : reboiser, protéger les plants et redonner vie aux espaces verts. Aujourd’hui, planter un arbre n’est plus un simple geste symbolique. C’est agir concrètement pour préserver l’environnement et préparer l’avenir.
C’est dans cette dynamique que la commune de Niakhar a organisé sa quatrième journée communale de reboisement, placée sous le thème : « Des plants aux arbres ».
Il est toujours nécessaire de rappeler que chaque arbre qui disparaît emporte avec lui une part de notre avenir. Face à la dégradation des sols, à la disparition progressive de la végétation et aux effets du changement climatique, le reboisement est devenu une véritable urgence. Dans plusieurs localités, cette activité mobilise de plus en plus les populations, les jeunes, les associations et les collectivités territoriales autour d’un même objectif : protéger l’environnement et préserver les ressources naturelles pour les générations futures.
À Niakhar, Yenguele et Ndoss, sous un soleil intense, les volontaires de CorpsAfrica creusent, plantent et arrosent. Pour le sergent Cheikh Amar, du service des Eaux et Forêts de l’arrondissement de Niakhar, chaque plant mis en terre constitue un espoir.
« Chaque jeune plant mis en terre représente un espoir. Car derrière un simple arbre se cachent de nombreux bénéfices : il contribue à lutter contre l’érosion des sols, participe à l’amélioration de la qualité de l’air, offre de l’ombre et constitue un refuge pour de nombreuses espèces animales », a-t-il rappelé.
Mais le défi ne s’arrête pas à la plantation. Pour le maire de Niakhar, Macodou Sène, la protection et l’entretien des plants sont tout aussi essentiels.
« Planter ne suffit pas. Il faut aussi protéger. Les jeunes plants ont besoin d’être entretenus et protégés contre les feux de brousse, la coupe abusive, le piétinement et les autres menaces qui fragilisent la végétation », a déclaré l’édile.
Des clôtures électrifiées pour mieux protéger les plants
Dans une nouvelle approche, la municipalité de Niakhar s’est alliée aux organisations non gouvernementales CorpsAfrica et Nitidae pour renforcer la protection des espaces reboisés, notamment à travers l’installation de clôtures électrifiées.
« La protection des plantes commence donc par des gestes simples : éviter de détruire inutilement les arbres, respecter les espaces verts, lutter contre les feux de brousse et sensibiliser les enfants dès le plus jeune âge. Dans cette démarche de protection, la commune est appuyée par CorpsAfrica et Nitidae, nos partenaires que nous remercions très sincèrement », a souligné Macodou Sène.
Le maire insiste également sur la nécessité d’inscrire le reboisement dans la durée et d’en faire une véritable démarche citoyenne.
« Au-delà d’une opération ponctuelle, le reboisement doit devenir une véritable culture citoyenne. Chaque famille, chaque école, chaque quartier peut contribuer à cette bataille pour un environnement sain. C’est le sens de l’implication des chefs de village conviés à cette journée. Nous allons distribuer 2 100 arbres fruitiers à planter dans les concessions. À travers notre projet Champs-écoles paysans, nous sommes dans une dynamique de construction avec les communautés », a-t-il indiqué.
Pour le conseil municipal de Niakhar, planter un arbre, c’est préparer l’avenir. Le protéger, c’est donner à cet avenir une véritable chance de grandir.
Abdou Salamata DIOUF
Correspondant à Fatick
