Le ministre Serigne Gueye Diop était hier à Fatick pour une réunion avec les responsables politiques de KIIRAYE. L’objectif était de lancer l’implantation des cellules et des comités au niveau de la région de Fatick, dans le cadre de la massification du parti.
Au cours de la rencontre, Abdou Rahmane Ndour, membre fondateur de KIIRAYE, a pris la parole pour formuler plusieurs recommandations au ministre chargé de la massification.
Il a d’abord insisté sur la nécessité d’assurer un partage équitable de l’information entre tous les responsables. « À pareil événement, je voudrais que l’information soit partagée avec tout le monde, à temps. Pas de discrimination », a-t-il déclaré.
Abdou Rahmane Ndour a ensuite proposé l’élaboration d’un modèle standard pour les listes constitutives des cellules, ainsi que la mise en place d’un squelette de bureau afin d’harmoniser le fonctionnement à la base. Il a également rappelé l’importance de respecter la loi du nombre et les principes démocratiques : « La démocratie veut que les responsables choisis par les populations soient élus. »
Le membre fondateur a salué le travail de planification du ministre pour assurer la représentation de KIIRAYE, qu’il a qualifié de « formidable ». Il a toutefois appelé à la vigilance concernant la distribution des outils du parti, notamment les cartes de membre. Selon lui, tous les militants doivent pouvoir en bénéficier sans discrimination, afin d’éviter d’éventuelles frustrations.
« Si quelqu’un reçoit et que d’autres n’en reçoivent pas, cela va forcément créer des frustrations. Nous n’accepterons pas que ce que le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a ici à Fatick soit détérioré. Nous avons travaillé dur depuis la Coalition Diomaye Président avant l’obtention du parti KIIRAYE », a-t-il lancé.
Et d’ajouter : « On va maintenir ce qu’on a et ensuite valoriser cet acquis. »
Abdou Rahmane Ndour a enfin adressé un conseil direct au responsable de la massification : désigner un représentant de KIIRAYE afin que chacun sache clairement vers qui se tourner. Il a pris l’exemple de Fatick, où, selon lui, l’existence de deux coordinations a été source de tiraillements.
« Ici, il y avait deux coordinations. Chacun tirait de son côté », a-t-il regretté.
Moustapha NDIAYE
