Gouvernance sécuritaire: Les parlementaires de la CEDEAO appelés à renforcer leur rôle de contrôle
Dakar accueille un atelier régional sur la réforme du secteur de la sécurité
Dakar est, depuis mardi, le point de convergence des parlementaires membres des commissions de défense et de sécurité de l’espace CEDEAO. Réunis dans le cadre d’un atelier régional consacré à la Réforme et à la Gouvernance du Secteur de la Sécurité (RGSS), les participants réfléchissent aux moyens de renforcer le contrôle parlementaire sur les politiques sécuritaires afin de promouvoir une gouvernance plus transparente, efficace et conforme aux principes démocratiques.
Placée sous le thème : «Renforcement du contrôle parlementaire de la réforme du secteur de la sécurité en Afrique de l’Ouest : mise en application de la Note d’orientation opérationnelle de l’Union africaine et du Cadre politique de l’UA sur la Réforme du Secteur de la Sécurité », cette rencontre est organisée avec l’appui de la GIZ, de la Commission de l’Union africaine et de la Commission de la CEDEAO.
À l’ouverture des travaux, le président de la Commission de défense et de sécurité de l’Assemblée nationale du Sénégal, Ibou Gueye, a souligné l’importance de cet atelier dans un contexte régional marqué par de multiples défis sécuritaires.
«L’objectif principal est de renforcer les capacités des parlementaires afin qu’ils puissent exercer efficacement leur mission de contrôle du secteur de la sécurité », a-t-il déclaré devant les délégations venues de plusieurs pays ouest-africains.
Selon lui, cette rencontre constitue également un cadre privilégié pour le partage d’expériences et de bonnes pratiques entre les élus de la sous-région. Il a salué à cet effet la participation de Mohamed Satomi, président de la Commission de défense et de sécurité de l’Assemblée nationale du Nigeria et président du Réseau africain des parlementaires des commissions de défense et de sécurité.
Face à la persistance des menaces terroristes, à la criminalité transfrontalière, aux conflits communautaires et aux crises politiques qui fragilisent plusieurs États de la région, les participants estiment que le contrôle démocratique du secteur de la sécurité demeure un levier essentiel pour garantir la redevabilité des institutions et l’efficacité des réformes engagées.
Les échanges porteront notamment sur les mécanismes permettant aux parlementaires d’assurer un suivi rigoureux des politiques de sécurité, de contrôler l’action des forces de défense et de sécurité et de veiller au respect des normes démocratiques définies par l’Union africaine.
Une ambition qui traduit la conviction partagée que la paix durable et la sécurité des citoyens reposent aussi sur des institutions fortes, responsables et pleinement impliquées dans la gouvernance sécuritaire.
Abdou THIAM DOGO
