Mondial 2026 /Sénégal-Irak demain à 19h GMT: Défi ultime, assurer l’impossible !
Battre l’Irak et espérer sur les autres, il n’y a rien d’autre que ça à faire pour le Sénégal dans ce dernier match du Groupe I de la coupe du monde 2026 demain à partir de 19h GMT au BMO Field (45.500 places) de Toronto (Canada). Se démettre de la pression de la qualification, gagner son match et croiser les doigts pour la suite. Sénégal-Irak de demain ne sera pas une partie de plaisir et les « Lions » ont un gros défi à relever dans ce second pays de la coupe du monde 2026.
La fenêtre de tir est étroite, pour la sélection sénégalaise, dans cette phase finale de la Coupe du monde de football. Après s’être inclinés 1 à 3, le 16 juin face à la France, les « Lions » du Sénégal se sont cassés les dents sur la Norvège (2-3). Maintenant, ils ont leur destin en mains pour gagner, mais ils peuvent le perdre également au cas où leurs adversaires qui cherchent eux aussi une place de meilleur troisième, remportent leur match. Dans ce domaine, il ne faudra pas chercher de midi à quatorze heures : il faut gagner et espérer un faux pas des autres. 12es au classement des troisièmes avec la pire différence de buts (-3), les « Lions » doivent tout donner face à l’Irak ce vendredi. La victoire est une nécessité, la qualification une obsession, même si la route est semée d’embûches.
Cet espoir de survie à la phase de groupe qui est lié à l’impératif de victoire, met ainsi Sadio Mané et ses camarades dos au mur ; ils ne pourront plus reculer pour mieux sauter, mais il leur faut tenir tête et renverser les teigneux irakiens qui ne viendront pas eux aussi en victimes expiatoires. Dans ce duel pour la survie, le Sénégal a enregistré deux défaites comme son adversaire de demain vendredi (19h GMT), mais les « Lions » ont un goal-différence favorable de -2 contrairement aux irakiens qui en comptent -6.
Toutefois, une victoire pourrait ne pas suffire pour garantir aux « Lions » une qualification pour les 16es de finale, si l’équipe ne s’imposait pas parmi les meilleurs troisièmes de la compétition. Les joueurs sénégalais se sont d’ailleurs envolés hier mercredi sur les coups de 19h GMT en direction de Toronto, où ils affronteront l’Irak vendredi dans un match-couperet où seule la victoire aura droit de cité pour la poursuite du séjour américain. La dernière chance de croire au miracle ? En tout cas le sélectionneur national Pape Thiaw n’est pas loin de là, lui qui doit tout faire pour gagner et prier pour que ses adversaires n’en fassent pas de même.
Le danger viendra de partout donc pour les champions d’Afrique en titre donc le statut est sérieusement ébranlé dans ce mondial. Champion d’Afrique en titre, le Sénégal est tombé dans une spirale infernale en terre américaine. Car de sa fierté affichée au Stade de France, ses médailles brandies avec orgueil, semblent à des lieues de cette débâcle américaine. Après la victoire controversée en finale face au Maroc, la sanction de la CAF a fait vaciller leur trône. Mais la génération sénégalaise, tenace, a toujours su relever la tête. Trois finales de CAN en quatre ans, deux titres, trois Coupes du monde d’affilée, une première historique.
Pourtant, la route s’est assombrit en terre américaine. Et maintenant pour le défi ultime de se relever de tout ça, il faut assurer, sauver l’impossible. Il faut oublier le cauchemar de France-Sénégal et Norvège-Sénégal et les erreurs criantes qui ont découlées de ces deux revers cinglants ; car ce qui aurait pu être une décision stratégique en maintenant certains joueurs sur le terrain, s’est transformée en roulette russe. Et Pape Thiaw a perdu sur toute la longueur, le pari risqué s’est révélé un mirage dans une tempête de doutes. Maintenant l’élimination plane comme une épée de Damoclès sur la tête des « Lions ».
Mais, comme disait le sélectionneur Pape Thiaw, tout n’est pas encore joué. La course est encore ouverte pour les meilleures troisièmes, et une victoire contre l’Irak pourrait relancer la machine. Le Sénégal doit marquer, marquer encore, pour espérer se qualifier. La différence de buts, actuellement à -3, ne pardonne pas. Tout est en jeu : tout donner, tout risquer ou tout perdre. Le sacrifice du technicien sénégalais, douloureux et essentiel, pourrait bien devenir le symbole d’une dernière chance… ou d’un échec retentissant. Ce choix est dans la balance.
Cheikh Fantamady Keita
