Chronique de jeudi: Le FMI et ses chiffres
Voilà deux jours que l’actualité sénégalaise est dominée par les prévisions du Fonds Monétaire International (FMI) qui augurent de lendemains incertains, difficiles pour le Sénégal.
Se basant sur les dernières révisions de l’Institution d’Avril 2026, la croissance économique du Sénégal est nettement revue à la baisse avec 2,2 o/o.
Cette baisse notable fait suite à une période de forte incertitude budgétaire, le déficit courant devant s’élargir à 6 pour cent du PIB.
Le FMI douche les espoirs de croissance du Sénégal alors que la moyenne subsaharienne est de 4.3o/o, l’institution renchérit pour dire que les prévisions de Dakar sont trop optimistes pas assez réalistes, assombrissant du coup les perspectives du Sénégal.
Certains journalistes non spécialisés, reconvertis en économistes occupent les plateaux des télévisions et radios, concluent en une incompétence des dirigeants du Pays et tirent à boulets rouges sur le Premier Ministre.
Les conclusions du FMI ne sont pas paroles d’évangile, n’est-ce pas que c’est cette même institution qui, il y a de cela 40 ans, se basant sur les augmentations arithmétique (1,2,3,4 etc.) des ressources et géométrique (2,4,6,8) de la population chinoise avait prédit une famine, une impossibilité pour ce pays de se développer si elle ne pratique pas une politique de réduction des naissances.
Ce pays, ne comptant plus sur le FMI avait considéré cette population non pas un frein mais une stimulation pour le développement avec l’étendue des terres arables et la formation des jeunes.
Pourquoi cette institution s’attarde sur notre pays alors que nous ne faisons même pas partie des dix pays africains qui lui doivent de l’argent. (Egypte 5.9 milliards de dollars, Côte d’Ivoire 3.6milliards de dollars, Kenya 2.9 milliards de dollars, Ghana, Angola, RDC, ETHIOPIE, TANZANIE, ZAMBIE, CAMEROUN)
La question qu’il faut dès lors se poser est de savoir si le fait d’emprunter de l’argent, de procéder à des levées de fonds ailleurs plaît au FMI qui, depuis deux ans continue à prédire des lendemains difficiles pour notre pays et ses affidés, les agences de notation continuent à dégrader la note du Sénégal.
Depuis deux ans, aucun décaissement pour le Sénégal, que de rencontres, d’échanges de travail, de promesses qui n’ont abouti à rien.
En me réveillant, bercé par les effluves d’une pensée jamais lasse quant à un avenir prometteur pour mon pays, réconforté par les voix suaves des grandes cantatrices du Mandé, revigoré par les discours des grands penseurs, dirigeants africains animés d’une fibre panafricaine, convaincus que le sort de nos pays, après trois cents ans de traite négrière, cinquante ans de colonisation demeure inéluctablement le renforcement de la coopération SUD- SUD et, à l’interne, une économie endogène et auto centrée.
Le développement de nos pays, de notre continent ne se fera ni par
le FMI encore moins par la Banque Mondiale mais par nous-même.
Dans la course au développement il est une place pour tous.
Dirigeants de mon pays, armez-vous d’un esprit patriotique, d’une volonté inébranlable de servir ce pays et non de servir.
Gabegie, népotisme, corruption, concussion, ces vocables doivent disparaitre de notre vocabulaire et bannis de notre quotidien.
Vive l’Afrique, vive le Sénégal
Moustapha DIENG
