Ousmane Sonko demande le retrait de la sécurité de Mame Mactar Guèye et dénonce la publication d’une «liste»

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Face aux députés, le Premier ministre est revenu sur la polémique liée aux accusations d’homosexualité et à la publication présumée d’une liste de personnes supposées concernées. Il a affirmé n’avoir mandaté personne pour une telle initiative et a annoncé avoir sollicité le retrait de la garde rapprochée accordée au vice-président de l’ONG Jamra.

 Interpellé à l’Assemblée nationale sur la question sensible de l’homosexualité et des récentes polémiques, le Premier ministre Ousmane Sonko a clarifié la position du gouvernement. Devant les députés, il a déclaré avoir demandé au ministre de l’Intérieur de retirer la sécurité attribuée à Mame Mactar Guèye.

«j’ai entendu qu’on a attribué une garde rapprochée à quelqu’un d’entre eux, j’ai demandé au ministre de l’Intérieur de retirer la sécurité», a affirmé le chef du gouvernement, estimant qu’aucun mandat officiel n’avait été donné pour publier une quelconque liste de personnes supposées homosexuelles.

Le Premier ministre a été catégorique : «Personne ne lui a demandé de sortir une liste et de donner le nom de personnes supposées homosexuelles. » Une sortie qui intervient dans un contexte de vive controverse autour de déclarations publiques évoquant l’existence d’un document recensant des individus présentés comme tels.

Ousmane Sonko a également exprimé son regret face à la divulgation d’informations relatives à l’état de santé de personnes arrêtées dans une affaire impliquant des accusations d’homosexualité et de transmission du VIH/SIDA, notamment dans le dossier connu sous l’appellation « Pape Cheikh Diallo et Cie ». Selon lui, la gestion de telles informations relève exclusivement des prérogatives de l’État et de ses structures compétentes.

«Cela relève d’une prérogative régalienne. C’est l’État et ses structures qui gèrent cela», a-t-il martelé, insistant sur la nécessité de préserver la confidentialité et la rigueur institutionnelle dans le traitement de dossiers sensibles.

Enfin, le chef du gouvernement a critiqué les déclarations affirmant l’existence d’une liste sans en apporter la preuve formelle. «Dire que j’ai une liste et, dès qu’on te demande une preuve, être incapable de la montrer… Il faut qu’on arrête», a-t-il insisté devant les parlementaires.

Cette prise de position marque une volonté affichée de recentrer le débat sur le cadre institutionnel et légal, dans un contexte où la question continue de susciter de vives réactions au sein de l’opinion publique.

 Abdou Latif NDIAYE 

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