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2026 : Le Sacre de l’Humain

Au crépuscule de cette année 2025, alors que le monde s’apprête à franchir le seuil d’un nouveau cycle, le cœur de l’humanité est lourd. L’année qui s’achève ne fut pas simplement un décompte de jours, mais une épreuve. Elle restera gravée dans nos mémoires par les cicatrices qu’elle laisse sur le visage du monde.

De l’Ukraine à Gaza, le fracas des armes a trop souvent couvert le cri des innocents. Sur notre propre continent, de la République Démocratique du Congo à la Guinée-Bissau, l’instabilité et les coups de force ont secoué nos certitudes. Plus près encore, au sein de notre espace ouest-africain, la fracture entre la CEDEAO et l’AES a dessiné des frontières là où nous rêvions de ponts. Et ici, au Sénégal, nos foyers ont ressenti avec acuité la morsure d’une crise économique et financière qui a mis à l’épreuve la résilience de notre peuple.

En ces heures où les vœux fusent de toutes parts, souvent comme une trêve éphémère ou une formalité mondaine, je refuse de sacrifier à la tradition des mots vides. Je vois les distinctions se multiplier, cette course effrénée pour désigner « l’homme de l’année », dans une démarche parfois mercantile qui flatte l’ego mais ignore l’essence.

Mais de quel homme parle-t-on ?

Il ne s’agit pas de célébrer les vainqueurs des guerres, ni les champions de la finance. Il convient plutôt de faire de 2026 l’Année de l’Homme. L’Homme avec un grand H. L’Homme dans sa plénitude, dans sa fragilité et, surtout, dans sa dignité sacrée.

Mon vœu, notre urgence, est de revenir au Projet Divin. Ce projet qui place l’être humain non pas comme un loup pour l’homme, mais comme le gardien de son frère. Il n’y a pas de paix durable sans une culture authentique de la paix, et cette culture ne peut germer que sur le terreau de la justice et du respect absolu de la vie.

Pour 2026, je ne nous souhaite pas seulement l’absence de guerre, car le silence des canons ne suffit pas à faire le bonheur. Je nous souhaite la restauration de la dignité humaine.

Que l’enfant de Gaza, le paysan du Kivu, la mère de famille de Dakar et le citoyen de Bissau soient regardés non comme des statistiques de crises, mais comme les dépositaires d’une étincelle divine unique.

Puisse cette nouvelle année être celle du réveil des consciences. Qu’elle marque la fin de l’ère des divisions artificielles et le début de l’ère du « Mieux-Être » partagé.

Faisons de 2026 le sanctuaire de l’Humain.

 

Talla SYLLA

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