17e Africa Eco Race 2026/8e étape: Domination sans partage de Gerrit Zuurmond en camion

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Moto-Auto-Camion

On vous disait que cette édition 2026 de l’Africa Eco Race était la plus incertaine qui soit. Cela a
été démontré au fil des étapes de cette 17e édition qui a bouclé sa 8e étape en boucle Aït Aidzidine/Aït Aidzidine. Après cette boucle, de nouveaux vainqueurs : Gautier Paulin en moto, Christian Femont en auto, Martin Benko en SSV et Gerrit Zuurmond en camion. Ce dernier est d’ailleurs le seul pilote à tenir la dragée haute face à ses concurrents.
Cette étape en boucle autour d’Aït Aidzidine, longue de 490 kilomètres, dont 415 kilomètres de spéciale
chronométrée, a été dense et variée, alternant sable et pierres dès le départ, passages d’oued, secteurs plus cassants, avant un retour au sable et aux dunes. Cela s’est joué aussi en permanence sur les contrastes et les changements d’ambiance, typique d’une grande spéciale de rallye-raid où tout pouvait basculer, et sans doute l’une des plus belles de cette 17e édition. Dans ce domaine, l’expérience a beaucoup joué au niveau de certains pilotes dans des paysages fabuleux, avec une navigation complexe et un sable rendu très mou par la chaleur accablante, ajoutant encore à la difficulté de l’exercice.
Mais Gautier Paulin (Moto) s’imposera, à l’étape du jour en 4 :57 :32 au terme d’une spéciale rapide mais exigeante, tandis que Thomas Marini reprenait les commandes du général. « Hier, Jean-Louis Schlesser m’a donné quelques conseils pour la navigation au cap sur de longues distances. Ça a payé : je remporte la spéciale et je ne me perds pas comme les autres… J’ai bien mis en application les conseils de Jean-Louis », dira le vainqueur de l’étape. Au classement général Moto, Thomas Marini reprend la tête du rallye, une position qu’il avait quittée à l’issue de la quatrième étape. Il devance désormais Kevin Gallas de 5 min 04 s, tandis que Jean-Loup Lepan occupe la troisième place à 5 min 58s du leader. Mais les écarts restent extrêmement serrés et la lutte pour la victoire finale est plus ouverte que jamais.
En Auto, Christian Femont (Mini Cooper X-Raid) imposait sa technique au volant et réduisait l’écart au général en signant le meilleur temps (5 :07 :41). Il s’impose devant Tomas Ourednicek (Toyota Hilux) à 10 min 05 s. Au classement général Auto provisoire, Pol Van Pollaert (Optimus) conserve la tête, mais voit son avance se réduire. L’écart avec son poursuivant direct Christian Femont est désormais de 33 min 03 s. David Gerard (Optimus) reste solidement installé à la troisième place, à environ 45 minutes du leader.
Par contre dans la catégorie SSV, coup de théâtre avec l’abandon du champion en titre et leader au classement général, Pierre Lafay, et Martin Benko s’impose à l’étape en 5 :23 :50, alors que Van Den Broek devient nouveau leader. Son copilote Stéphane Denecheau explique : « À 130 km de l’arrivée, l’Optimus de Pol Van Pollaert nous rattrape. On se décale franchement pour le laisser passer et pourtant il nous passe comme une balle, beaucoup trop près. Il soulève d’énormes cailloux qui viennent nous percuter : ça explose le radiateur, des pièces, et nous-mêmes. On est à l’arrêt, impossible de réparer sur place. Enrico Gaspari s’arrête pour nous tracter, on fait 120 km à la sangle dans des conditions terribles, jusqu’à une zone de dunes très molles où on ne peut plus rien faire. On libère Gaspari et Paolo Ceci…
Très frustrant puisque nous n’étions plus qu’à 6 km de l’arrivée. Finalement, l’équipage du camion de Gerrit Zuurmond nous a sortis de la spéciale à la sangle et nous a ramenés au bivouac. Mais on ne peut pas réparer. Un immense merci à Enrico, Paolo et à toute l’équipe du Rainbow Truck ». Au classement général SSV provisoire, Martijn Van Den Broek prend la tête devant Sander Derikx avec près de 35 minutes d’avance.
Pour les camions, c’est une domination sans partage de Gerrit Zuurmond. Au terme d’une très longue journée, il remporte l’étape en 8 :43 :50. Il devance Martin Roeterdink de plus de 5 heures, tandis que Franck Coquide complète le podium à 5h16 du vainqueur.
Cette huitième étape confirme le très haut niveau de difficulté de cette Africa Eco Race 2026. Dense, variée et sélective, elle a une nouvelle fois rebattu les cartes dans plusieurs catégories. À l’approche des dernières grandes échéances du rallye, la moindre erreur peut désormais coûter très cher, et la tension monte d’un cran au sein du peloton.

Cheikh Fantamady Keita

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