16ème édition du festival international des arts et savoir faire traditionnels africains: La révolution culturelle, une voie à explorer pour l’atteinte d’un développement durable

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Pour une convergence culturelle des communautés, les acteurs membres de l’Alliance Culturelle africaine (ACA) espèrent retracer les contours d’un développement harmonieux. La 16ème édition du festival International des Arts et Savoir-faire Traditionnels Africains qui s’est déroulée les 10, 11, 12 juillet 2025, dans les différents sites culturels de la capitale, a servi de prétexte pour annoncer un renouveau dans la prise en charge des questions économiques et sociales.

En effet, il est question, désormais, d’inscrire une large dynamique de nouvelles doctrines politiques, économiques et stratégiques, après le constat amer d’une situation géopolitique qui ne profite toujours pas au continent noir.Docteur Bakary SARR, Secrétaire d’Etat en charge de la culture, des industries créatives et du patrimoine historique a présidé la cérémonie officielle du festival. C’était en présence de M. le maire de Ouakam Abdoul Aziz Gueye, de l’Administrateur du monument de la Renaissance Africaine, Birame Mbarou Diouf, des acteurs cultuels de différentes ethnies qui ont eu à exceller, à qui mieux mieux, dans de très grandes prestations qu’ils ont ensuite reproduites dans le cadre de ces festivités entre le monument de la Renaissance africaine, le Musée des Civilisations noires, le Centre Culturel Blaise Senghor, entre autres.Rappelant le contexte de cet évènement, M. Mactar Ndiaye, Président du réseau des acteurs socioculturels du Sénégal, et manager du festival des arts et savoir-faire traditionnels s’est expliqué sur le contexte géopolitique, social et économique de l’Afrique et de l’Afrique de l’Ouest en particulier, et qui mérite une profonde réflexion et une analyse froide des perspectives du monde, afin d’inscrire nos pays dans un cycle de développement endogène doctrines. «Autrement dit, est ce que nous ne devons pas nous départir, enfin, des socles sur lesquels nos pays étaient assis et qui faisaient de nous d’éternels ‘’suiveurs’’, si on veut engager une révolution culturelle salvatrice pour le Développement durable du Sénégal» ?, pose-t-il. Mieux, de manière concrète, argumente M. Ndiaye, «il y a lieu de plaider pour la prise en compte plus effective de la préservation effective des éléments de patrimoine restant et/ou en voie de disparition, non pas par des actes sporadiques tels que le recensement, l’identification et autres visites, mais par la réhabilitation, la conservation à l’instar de ceux que fut la charte de Kuru Kang Fuga que nous avons relue ce matin».DR Bakary Sarr a dans son intervention fait une mention spéciale aux personnels respectifs dont la disponibilité, le professionnalisme et la générosité sont sans limite. Il a surtout rappelé la nécessité de traduire de promouvoir davantage les activités et les valeurs culturelles et d’espérer le soutien sans faille de l’Etat du Sénégal, surtout que le volet culturel occupe une place de choix dans l’agenda national de transformation de la Vision Sénégal 2050. Le samedi 12 juillet, Mouhamed LY, Directeur Général du Musée des Civilisations Noires a accueilli les équipes du festival autour des prêtresses du Ndeup, Saltigué, dames et aux prêtresses des bois sacrés de Casamance sur le thème de : ‘’Femmes, spiritualité et pouvoir : les prêtresses à l’épreuve de la modernité’’. C’était avec la participation du Dr Eric GBODOSSOU et de PROMMETRA qui ont bien pris en charge la participation des Saltigués et des Prestesses du Ndeup. C’est sur des notes berceuses, spirituelles et très envoutantes des groupes de prestataires culturels que le festival a fermé les rideaux, non sans oublier les plats culinaires très variés, aux goûts exotiques, préparés avec soin par les actrices de différentes ethnies qui ont permis aux participants de les déguster sans retenue. «La prochaine édition est prévue au mois de Mars 2026», annonce avec beaucoup d’enthousiasme le manager du festival Mactar Ndiaye.

Youssouf ND.

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